Contrôle VGP : que vérifie-t-on ?
Pour un appareil de levage, la VGP a deux volets (arrêté du 1er mars 2004, art. 22) : un examen de l'état de conservation et des essais de fonctionnement. Elle ne cherche pas à prouver la résistance de l'appareil à sa charge maximale, mais à déceler à temps l'usure et les détériorations.
Selon l'INRS, les essais se font le plus souvent à la charge maximale d'utilisation, avec de vraies charges : un effort mesuré au dynamomètre ne les remplace pas (ED 6339). Un rapport sans observation ne prouve pas non plus que l'appareil est conforme aux règles de conception : la VGP porte sur son état, pas sur sa conception.
- Examen de l'état de conservation : un « examen visuel détaillé » qui passe en revue freins, calage au repos, dispositifs de contrôle de la descente, poulies, limiteurs, crochets, câbles et chaînes (art. 9).
- Essais de fonctionnement : efficacité des freins et des limiteurs de course, déclenchement des limiteurs de charge et de moment de renversement (art. 6).
- Aucune surcharge : la VGP ne comporte ni épreuve statique ni épreuve dynamique ; ces épreuves n'ont lieu qu'aux vérifications de mise en service et de remise en service.
- Accessoires : on y recherche déformation, hernie, étranglement, toron cassé, fils cassés en trop grand nombre et linguet détérioré (art. 24).